Prévisions socio-économiques: Ouyahia prévoit une amélioration et mise sur la poursuite des réformes  

Publié le : samedi, 14 avril 2018 18:46   Lu : 1172 fois
Prévisions socio-économiques: Ouyahia prévoit une amélioration et mise sur la poursuite des réformes  
Photo APS

ALGER - Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia s'est dit optimiste quant à la situation socio-économique du pays en prévoyant son amélioration graduelle avec l'application du programme de réformes économiques.

S'exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du gouvernement, M. Ouyahia a indiqué les résultats de l'année 2017 étaient "corrects", malgré une crise économique sévère, rassurant que "les résultats seront sans aucun doute meilleurs en 2018 sur le plan socio-économique pour plusieurs raisons à commencer par l’augmentation, par l'Etat, du volume des budgets, ainsi que la dynamique que connaissent l’économie et l’investissement depuis le deuxième semestre de 2017 et l'augmentation du volume de pluies enregistrées jusqu’à présent, permettant ainsi de prévoir un bon exercice agricole".

Au plan financier, le Premier ministre a rappelé que l’année 2017 avait enregistré un budget d’équipement de 2.500 milliards DA, alors que le montant de ce budget, inscrit dans la loi de Finances 2018, est de 4.100 milliards DA, "donc presque le double", a-t-il dit.

Selon lui, l’assainissement par l’Etat de ses dettes à l’égard des entreprises économiques nationales, en consentant, une enveloppe financière de plus de 700 milliards DA, figure aussi parmi les facteurs permettant une amélioration des résultats de cette année, outre la levée du gel pour la réalisation de plus 1.500 projets d’un coût global de 260 milliards DA, et qui concernent des secteurs comme l’éducation, la santé, l’enseignement supérieur et les ressources en eau.


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Il a souligné, dans ce sens, que l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI) avait enregistré en 2017 et durant les premiers mois de l’année en cours, quelque 5.000 nouveaux projets d’investissements.

Ouyahia a évoqué encore le partenariat établi entre un groupe Emirati et le Complexe sidérurgique d’El Hadjar, lequel contribuerait à l'augmentation des niveaux de production et l'industrialisation de nouveaux produits ainsi que les efforts pour le doublement de la production du phosphate, dans la wilaya de Tébessa, avec l’association de quatre entreprises. Il s’agit là d’un projet de partenariat qui est sur "le seuil du démarrage et coutera 6 milliards dollars", a-t-il précisé.

Le Premier ministre a affirmé, par ailleurs, que le recours à l’endettement intérieur (financement non conventionnel) avait permis de réduire de taux l'inflation, contrairement à ce qui a été prévu par certains experts. 

Rappelant que le sujet du recours au financement non conventionnel avait suscité un grand débat au cours de l’année 2017, le Premier ministre a dit : "Je peux vous dire que cette dette avait atteint les 2.200 milliards DA, dont 570 milliards DA pour le budget et le reste pour relancer le réseau bancaire et le financement de la construction des logements AADL, ainsi que l’assainissement des dettes de l’Etat à l’égard de Sonelgaz et Sonatrach".

Il a déclaré que cette mesure, critiquée par certains, a permis à l’Algérie de survivre à une crise des hydrocarbures "mortelle" et qui est plus difficile que celle de 1986. 

Affirmant que le financement non conventionnel n'avait pas impacté le taux d'inflation, il a avancé les chiffres de 6% en octobre 2017, de 5,6 % en décembre 2017 et de 5,2% en janvier 2018 passant à 4,9% en février 2018.


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Cet endettement intérieur n’est pas une aventure car l’Etat a choisi d’accompagner cette démarche par un programme de réforme visant à rééquilibrer graduellement ses comptes et à redynamiser l'investissement productif, a-t-il soutenu.

A ce propos, M. Ouyahia a fait savoir que le Gouvernement œuvrait actuellement à la révision de la politique de subvention en vue de définir les catégories qui ont réellement besoin de la subvention de l'Etat.

Il a indiqué, en outre, que le Gouvernement a lancé deux chantiers, dont l'une au niveau du ministère des Finances, en coordination et en collaboration avec la Banque mondiale (BM) "en vue de tirer profit des expériences des autres pays en matière de reconsidération de la politique de subvention". 

Concernant le deuxième atelier, lancé au niveau du ministère de l'Intérieur, des collectivités locales et de l'aménagement du territoire, M. Ouyahia a indiqué "nous l'avons confié au ministère de l'Intérieur qui enregistre un progrès notable en termes de numérisations et d'informatique pour une coordination avec tous les secteurs (Trésor public et Sécurité sociale) pour un recensement économique global".

"La mise en œuvre de ce nouveaux mode de subvention pourrait intervenir au cours du 2e semestre 2019", a fait savoir le premier ministre.

En ce qui concerne la limitation des importations, M. Ouyahia a estimé que les efforts visant à atteindre cet objectif se font graduellement et en douceur, estimant impossible de les réduire de 25% eu égard à la composante des importations constituées essentiellement de produits alimentaires et d'équipements nécessaires aux projets.


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Cependant, il a déclaré que le décret relatif à la liste des produits interdits d'importation "contient certains dysfonctionnements qui seront corrigés.

"Nous avons découvert que la liste nécessite des précisions, du fait que certains produits qui constituent des intrants pour l'industrie locale ont été inscrits dans la liste des produits interdit d'importation (...). Cette erreur sera corrigée", a précisé le Premier ministre.

"L'opération de révision de la liste des produits interdits d'importation se fera tous les 3 ou 6 mois. A chaque fois que nous aurons réalisé une autosuffisance dans un produit, il sera ajouté à la liste", poursuit M. Ouyahia.

Au sujet de l'efficacité des projets de montage de voitures en Algérie, le premier ministre a indiqué que "l'arrêt de l'importation a encouragé les entreprises mères à venir en Algérie et à investir directement à travers les usines de montage" précisant qu'""il y a de nouveaux investissements dans le secteur, ce qui permettra de créer de l'emploi et de booster l'activité économique".

"En attendant une relance effectif des usines de montage, il y a actuellement six (6) usines qui activent dans le domaine du montage individuel des véhicules produisant un "volume modeste", ajoutant que la production devrait atteindre entre 200.000 à 250.000 unité en l'espace de  deux ans, ce qui assurera une disponibilité des véhicules et encouragera la concurrence", a encore soutenu M. Ouyahia.

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  Publié le : samedi, 14 avril 2018 18:46     Catégorie : Economie     Lu : 1172 foi (s)   Partagez