PARIS - Quarante des économistes français ont décidé d’apporter leur soutien au candidat à l'élection présidentielle en France, Emmanuel Macron, estimant qu’il est "le plus capable" de relancer la croissance en France. Dans une tribune publiée mercredi par le journal Le Monde, les signataires ont déclaré qu’ils ne sont pas tous en accord avec l’ensemble de ses propositions mais ils avouent que le programme du candidat du mouvement. "En Marche !", créé au printemps 2016, "est le plus à même de poser les bases de la nouvelle croissance économique dont la France a besoin." "Nous sommes à la croisée des chemins. Le jeu des partis politiques traditionnels a rendu impossible la formulation de choix favorables à la construction d'un Etat providence refondé et d'une croissance nouvelle", ont-ils expliqué, précisant que Macron, dont les sondages le donnent favori, est "le seul à porter un projet permettant de retrouver une croissance équitable. C'est pourquoi nous le soutenons". Les signataires de la tribune, dont des éminents économistes, jugent qu’il en est "capable" parce qu’il fait le pari du travail, de la jeunesse, de l’innovation, de l’inclusion, de l’investissement et de la transition environnementale. "La nouvelle croissance a pour fondement le travail et sa transformation, non sa disparition. Le taux de chômage, en particulier des jeunes les moins qualifiés, que connaît notre pays depuis plus de trente ans n’est pas une fatalité", ont-ils ajouté, estimant qu’"une victoire de la présidente du Front national, Marine Le Pen, serait une catastrophe économique, sociale et démocratique". Ils ont soutenu que la nouvelle croissance repose sur le progrès et l’innovation, "c’est-à-dire la création, en permanence, de nouvelles technologies et activités, de biens et services de meilleure qualité, de nouvelles façons de produire plus économes en énergie", soulignant que la nouvelle croissance "ne peut se faire dans la fermeture…
COPENHAGUE - Le ministre des Affaires étrangères danois, Anders Samuelsen, a affirmé que son pays continue de soutenir les efforts des Nations unies pour une solution politique au conflit du Sahara occidental occupé par le Maroc. "La meilleure façon dont le Danemark peut contribuer à une solution est de continuer à soutenir les efforts de l'ONU pour parvenir à une solution politique au conflit du Sahara occidental", a répondu le ministre danois devant le Parlement à plusieurs questions relatives à la question sahraouie. En ce qui concerne le procès de 24 prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, qui s'est déroulé en mars dernier devant la Cour d'appel de la ville de Salé (Maroc), M. Samuelsen a indiqué que "le gouvernement danois est conscient de l'affaire et nous suivons l'affaire par l'intermédiaire de la délégation de l'UE au Maroc, qui a assisté aux procès". "Le gouvernement du Danemark estime que les civils devraient être jugés devant les tribunaux civils", a-t-il ajouté, faisant remarquer que le Danemark pose des questions concernant les droits de l'homme auprès des autorités de Rabat, a ajouté le ministre danois. S'agissant de la troisième session du Forum de Crans Montana tenue dans la ville occupée de Dakhla au mois de mars dernier, M. Samuelsen a assuré aux parlementaires, " nous sommes au courant de la tenue du forum à Dakhla, ni moi ni aucun autre membre du gouvernement danois n'a participé à cette session". Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non-autonomes, donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc soutenu par la France.
NEW YORK - Le Maroc a empêché en 2016 les missions onusiennes de surveillance des droits de l’Homme de se rendre dans les territoires sahraouis occupés, a indiqué mardi l’ONU, s’inquiétant de la persistance de la torture et des traitements inhumains dégradants infligés aux sahraouis. Dans son rapport préliminaire sur le Sahara Occidental, dont une copie a été rendue publique mardi par la presse américaine à New York, le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué que durant la période couverte par le dit rapport le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) n’a pas pu dépêcher une mission de monitoring dans les territoires sahraouis. Le gouvernement marocain a maintenu en 2016 son refus opposé à la visite d’une mission de suivi du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture sous prétexte qu’elle a été annulée après avoir été programmée initialement pour avril 2015. La dernière mission du HCDH à Dakhla et Laayoune remonte au mois d’avril 2015. Le HCDH devait, alors, mener une deuxième mission de suivi juste après la formation d’un nouveau gouvernement au Maroc. Devant ce blocage imposé au travail du HCDH, l’ONU a recouru aux rapports transmis entre autres, par le Front Polisario et les ONG internationales pour évaluer la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés. Le comité onusien des droits de l’homme a exprimé à ce propos son inquiétude face aux rapports continuels de torture, des actes perpétrés par des agents du gouvernement marocain, a relevé le SG de l’ONU. Jusqu’au 27 février 2017, les autorités marocaines n’ont pas mis en place des mécanismes de prévention permettant l’inspection des lieux de détention tel que prévu par le protocole facultatif se rapportant à la convention contre la torture, a noté ce rapport préliminaire qui va faire prochainement l’objet d’intenses négociations…
NEW YORK - Le Maroc a opposé un niet catégorique au déplacement de l’émissaire onusien, Christopher Ross, à Rabat en vue de relancer le processus de négociations au Sahara occidental occupé, a rapporté mardi l’ONU. "Un haut responsable du secrétariat général de l’ONU a été informé lors d’une réunion ultérieure que le Maroc n’allait plus recevoir l’envoyé personnel du SG de l’ONU en raison de sa prétendue partialité en faveur du Sahara occidental", a indiqué le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son rapport préliminaire sur le Sahara occidental, dont une copie a été publiée mardi par la presse américaine à New York. "Le 24 février j’ai reçu un émissaire du Maroc qui m’a transmis la volonté du Roi Mohamed VI de trouver une solution au conflit du Sahara occidental en confirmant que le Maroc n’allait plus recevoir Christopher Ross", a enchaîné le secrétaire général dans son rapport transmis lundi au Conseil de sécurité Evoquant le blocage des négociations et le manque de coopération du Maroc qui ont conduit à la démission de l’émissaire onusien, Guterres a fait savoir que son prédécesseur, Ban Ki-moon, a évoqué en marge de la COP 22 la nécessite de relancer les négociations avec le roi Mohamed VI mais ce dernier lui a répondu qu’il ne pouvait pas recevoir Ross à Rabat avant un long périple africain qu’il devait, alors, effectuer. Le chef de l'Organisation des Nations unies a ajouté que l’émissaire de l’ONU lui a envoyé le 23 janvier sa lettre de démission effective. Guterres a indiqué avoir réitéré au président sahraoui, Brahim Ghali, lors de son déplacement à New York, "sa grande attention d’œuvrer à relancer les négociations avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit" afin de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable au conflit opposant le Front Polisario et…
ADDIS ABEBA- Le front Polisario est le seul représentant légitime du peuple sahraoui reconnu par l'ONU, a affirmé le conseiller juridique du secrétariat de la Commission économique des Nationsunies pour l'Afrique (CEA). Cette déclaration intervient à la suite des allégations marocaines au sujet de la participation du Sahara Occidental à la réunion commune CEA-UA. "Le Sahara Occidental est un territoire non autonome et membre de la CEA. Le Front Polisario est le seul représentant légitime du peuple sahraoui reconnu par l'ONU, conformément à la décision de l'Assemblée général 37/34 promulguée en 1979", a-t-il souligné. Les tentatives vaines du Maroc et son opposition à la participation d'une délégation de la République arabe sahraouie démocratique à la réunion sous prétexte de ne pas être membre de l'ONU, ont mis en échec en mars dernier la réunion interministérielle entre la Commission de l'UA et la CEA, reportée à une date ultérieure. L'UA avait publié lundi une note distribuée à toutes les missions diplomatiques des pays membres, dans laquelle il a imputé au Maroc l'échec de la réunion interministérielle CEA-UA sur le développement économique qui devait être organisée en mars dernier à Dakar (Sénégal). La Commission de l'UA a exposé les motifs ayant induit l'annulation puis le report des 10e réunions annuelles communes de la commission technique de l'UA pour les affaires financières et monétaires, la planification et l'intégration économique ainsi que la conférence de la commission économique pour l'Afrique des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique qui devait se tenir à Dakar. La commission de l'UA a imputé l'échec de la dernière réunion CEA-UA aux "obstacles dressés par le Maroc et son refus de respecter les règles en vigueur", est-t-il mentionné dans la note. 
NEW YORK- Les Nations Unies comptent relancer le processus de négociations au Sahara occidental occupé avec une nouvelle dynamique afin de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable au conflit opposant le Front Polisario et le Maroc. "Je prévois de proposer que le processus de négociation soit relancé avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit qui reflète l’orientation du Conseil de sécurité avec l’objectif de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable", souligne le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son rapport sur le Sahara occidental. La solution au conflit doit aussi déterminer le statut final du territoire du Sahara occidendal, relève le chef de l’ONU dans cette première mouture du rapport rendue publique mardi par la presse américaine à New York. M. Guterres a rappelé que le Conseil de sécurité avait enjoint au secrétariat général de faciliter des négociations directes entre les deux parties (Front Polisario et Maroc) qui doivent aboutir à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le SG de l’ONU a, par ailleurs, lancé un appel à la communauté internationale et aux nouveaux donateurs pour augmenter leur contribution financière au programme des réfugiés sahraouis, indiquant que les besoins devraient s’élever à 75 millions de dollars en 2017. Le Conseil de sécurité va procéder le 27 avril à la prorogation du mandat de la Minurso et prévoit deux autres réunions de consultations sur la Mission de l'Onu pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) les 19 et 25 avril, selon le programme présenté par les Etats-Unis qui assurent la présidence tournante du Conseil en avril.
PARIS - A moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle française, la dernière ligne droite se résume à un match à quatre candidats qui a déjà disqualifié le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon. Les derniers sondages d’opinion sur les intentions de vote réaffirment le maintien des deux favoris du moment Emmanuel Macron (En Marche !) et Marine Le Pen (Front national), suivis cette fois-ci du tribun Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) et, en quatrième position, l’ex-favori de la présidentielle, François Fillon (Les Républicains). Ce qui a renforcé, en quelque sorte, le caractère incertain de cette élection qui risque, selon nombre d’observateurs, de créer encore de surprises. Mais force est de constater, dans cette période d’avant le scrutin du 23 avril, une véritable décomposition politique qui s’illustre par l’effondrement ante-mortem de deux grand partis qui ont fait la France ces 60 dernières années, la droite, représentée par Les Républicains et le Parti socialiste. Pour le candidat des Républicains, François Fillon, qui a l’intime conviction d’un vote caché , malgré sa chute de popularité depuis le début de ses déboires dans l’affaire des emplois fictifs en faveur de son épouse et de deux de ses enfants, les choses se compliquent de jour en jour et les militants de droite restent perplexes et craignent toujours la déroute de leur parti, alors que l’après-Hollande leur a été favorable, selon des analystes. Ils estiment que malgré ses efforts, François Fillon ne dispose que d'un soutien de façade des généraux de son parti. Pour le second, Benoît Hamon, même s’il est issu des frondeurs du PS, il commence à comprendre sa douleur en se voyant simple figurant dans cette présidentielle qui se jouera probablement sans lui. Cette situation est expliquée quelque part par le fait qu’il a dit qu’il voterait Mélenchon au deuxième…
ALGER- L'état d'urgence a été instauré lundi en Egypte au lendemain d'un double attentat terroriste qui a fait au moins 43 morts et plus de 130 blessés dans deux églises coptes, largement condamné par la communauté internationale qui a exprimé sa solidarité avec le pays dans le combat contre le terrorisme. Annoncé pour trois mois par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans une déclaration à la télévision, pour "protéger" et "préserver" le pays, l'état d'urgence a notamment été approuvé lundi par le Parlement. Al Sissi a donné dimanche l'ordre à des unités spéciales de l'armée pour qu'elles assistent la police dans sa mission de protéger les institutions vitales dans l'ensemble du pays, après les attentats mortels qui ont visé deux églises dans le nord de l'Egypte, lesquels ont coûté la vie à au moins 43 personnes en blessant plus de 130 autres. Dans un communiqué publié dimanche, le chef d'Etat égyptien a souligné que "ce terrorisme perfide vise la nation avec ses citoyens, à la fois les coptes et les musulmans, et il n'ébranlera jamais la détermination des Egyptiens et leur véritable volonté d'affronter les forces du mal". Il a annoncé trois jours de deuil pour les victimes des attaques. Les premières funérailles ont eu lieu dès dimanche soir, à Alexandrie notamment, l'une des deux villes visées. L'attentat d'Alexandrie, la grande ville du nord du pays, a été perpétré en début d'après-midi de dimanche par un kamikaze qui a actionné sa chage explosive, faisant 17 morts -- dont quatre policiers -- et 48 blessés, selon le ministère de la Santé égyptien. L'autre attaque avait eu lieu dans la matinée, à Tanta, une grande ville située à une centaine de km du Caire, elle aussi dans le delta du Nil, dans l'église Mar Girgis (Saint-Georges). Elle a fait 27 morts…
STOCKHOLM- La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallstrom, a réaffirmé la position inébranlable de son pays vis-à-vis de la question du Sahara occidental estimant qu'après 40 ans d'occupation, "le peuple sahraoui doit exercer son droit à l'autodétermination". Lors du 39e congrès du parti social-démocrate suédois, Mme Wallstrom a mis en avant le soutien de son pays aux efforts du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guteres et de son Envoyé spécial pour promouvoir le processus des pourparlers afin de trouver une solution juste dans le cadre de l'ONU. Par ailleurs, la question sahraouie était au centre des débats consacrés à la politique extérieure du congrès du parti social-démocrate dont les travaux dureront jusqu'au 12 avril, indique l'Agence de presse sahraouie (SPS). Les intervenants ont souligné, lors des travaux, "l'engagement politique, moral et humain de la Suède envers le peuple sahraoui", rappelant que le Sahara occidental demeurait la dernière colonie en Afrique et que le gouvernement Suédois devait prendre des mesures "audacieuses" pour appliquer la décision du parti Social-démocrate, prise lors de son congrès de 2009, confirmée en 2013 et consacrée par le parlement suédois en 2012, parallèlement à la promulgation de la décision de la Cour de justice européenne (CJUE) qui a ouvert de nouvelles perspectives à la question sahraouie notamment sur le plan européen. Les travaux du congrès se déroulent en présence d'une délégation du Front Polisario représentée par le membre du Secrétariat général, le ministre sahraoui délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, la secrétaire générale de l'Union nationale des femmes sahraouies (UNFS), Fatima El Mahdi et le représentant du Polisario en Suède Aline Habib El Kantaoui. En marge des travaux du congrès, plusieurs rencontres ont eu lieu entre la délégation Sahraouie et plusieurs responsables du gouvernement suédois et du parti social-démocrate dont celle avec la ministre des Affaires étrangères,…
ALGER- Le ministre d'Etat ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale Ramtane Lamamra a mis en avant dimanche à Alger la nécessité de se "référer au Droit international pour établir les faits et déterminer les responsabilités" dans l'attaque chimique de Khan Cheikhoun en Syrie soulignant que "seule une solution consensuelle négociée entre Syriens pouvait mettre un terme à la crise" dans ce pays. "Le retour au Droit international pour établir les faits et déterminer les responsabilités d'une manière sérieuse doit impérativement constituer la voie idoine à adopter pour traiter cette crise grave", a soutenu le chef de la diplomatie algérienne dans une conférence de presse conjointe avec la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice présidente de l'UE Fedérica Mogherini. "En pareilles circonstances, la consolidation de la crédibilité et de l'efficacité du système international d'interdiction des armes chimiques doit primer sur le recours aux moyens militaires", a encore estimé M. Lamamra pour qui cette "terrible tragédie doit inciter à davantage de vigilance et de responsabilité pour faire aboutir le cycle de négociation de Genève engagé sous les auspices des nations unies et donner lieu, en fin de compte, au respect de l'indépendance, de la souveraineté, de l'intégrité territoriale de ce pays frère et l'unité de son peuple. Pour M. Lamamra, "les victimes de cette tragédie doivent constituer le dernier tribut que le peuple syrien aura à verser".L'attaque chimique, mardi, contre Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, a fait 80 morts et 200 blessés. Le ministre d'Etat a tenu à rappeler à cet égard que l'Algérie, partant de son attachement au principe de non ingérence dans les affaires internes des Etats et sur la base de l'approche judicieuse adoptée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika quant à la…