18e Festival européen: diversification du programme, repli sur Alger

Publié le : mardi, 23 mai 2017 17:11   Lu : 11 fois
18e Festival européen: diversification du programme, repli sur Alger

ALGER - Le 18e Festival culturel européen, qui prendra fin mercredi, aura été marqué par une diversification de disciplines artistiques et activités proposées au public mais aussi par un repli du nombre de villes accueillant les spectacles ainsi qu'une affluence moindre, comparativement aux éditions précédentes.

Inauguré le 10 mai, ce festival se tient dans plusieurs salles de spectacles et autres établissements de la culture de la ville d'Alger et au Théâtre régional de Béjaïa qui a programmé de concerts.

Comme chaque année la programmation du festival a fait la part belle aux jeunes groupes et aux créations  conceptuelles comme le ciné-concert "La symphonie d'une  grande ville" du duo allemand "Tronthaim" ou encore le spectacle musical et récital de conte animé par l'ensemble italien "Shulùq".

L'ethno-jazz était également à l'honneur avec les groupes "Jungle By Night"  (Pays-Bas), "Grand Morava Trio" (République Tchèque) ou encore "Hejira" (Royaume Uni).

Le volet musical de cette manifestation annuelle très appréciée, s'est "éloigné (cette année) des musiques traditionnelles et folkloriques" qui avait  permis pendant des années au public algérien de "découvrir" les cultures européennes dans leurs expressions les plus authentiques, estiment des habitués de cet événement.

Outre la musique, cette18e édition a également proposé deux expositions, l'une dédiée à l'histoire du design suédois et l'autre à l'écrivain espagnol Miguel De Cervantès dont le 4e centenaire la mort a été célébré en 2016.

Le cinéma n'était pas en reste, les organisateurs ayant élaboré un programme de projections cinématographiques, principalement à la filmathèque Mohamed Zinet.

 

Engouement pour les ateliers

 

Lancé le 11 mai, un atelier de création dédié au processus de design collectif et dispensé par le studio suédois "Design Lab S", a connu une affluence considérable des étudiants et des enseignants de l'Ecole supérieure des Beaux-arts d'Alger.

Le rendu de cette première expérience, qui rassemble une cinquantaine de participants, sera présenté au public à la clôture.

Axé sur les thèmes "La Méditerranée, barrière ou berceau?", "Le sentiment algérien dans un monde globalisé" et "Qu'est-ce qu'être jeune en Algérie en 2017?", des ateliers d'écriture animés par l'écrivain français Pierre-Yves  Roubet, ont connu, eux aussi, la participation d'un nombre considérable de jeunes habitués de ce genre de formations.

Si la 17e édition s'était déroulée dans les villes d'Alger, Constantine, Béjaïa, Tlemcen, Oran et Tiaret, l'édition 2017 s'est limitée à deux villes seulement pour des raisons de "logistique et d'équipement des salles", justifient les organisateurs.

La France n'ayant pas participé au festival, pour la première fois depuis sa création en 2000, ce dernier n'a pu cette année exploiter les instituts culturels français d'Oran, d’Annaba et de Constantine.

La fréquentation du public, habituellement très élevée à chaque édition, aura été plus discrète pendant ce 8e festival qui n'a fait le plein qu'à la soirée d'ouverture, animée par "Lemma Becharia" et la musicienne française Thérèse Henry, ainsi que pour le spectacle de fado portugais, très attendu par les mélomanes algérois.

18e Festival européen: diversification du programme, repli sur Alger
  Publié le : mardi, 23 mai 2017 17:11     Catégorie : Culture     Lu : 11 foi (s)   Partagez