Le film Benbadis, un prélude pour le cinéma  pour  mettre la lumière sur d’autres personnalités algériennes

Publié le : mercredi, 24 mai 2017 09:46   Lu : 13 fois
Le film Benbadis, un prélude pour le cinéma  pour  mettre la lumière sur d’autres personnalités algériennes
APS PHOTOS © 2017

CONSTANTINE- Le ministre de la Culture,  Azzedine  Mihoubi a affirmé mardi soir à Constantine  que le long métrage, Benbadis, était un prélude pour le cinéma algérien  pour mettre la lumière sur d’autres personnalités  algériennes.

Animant une conférence de presse, à l’issue de l’avant-première du film  Benbadis, du réalisateur syrien Bassil Al-Khatib, le ministre a précisé  "que le film réalisé avec un grand degré de professionnalisme ouvre la voie  pour des  productions cinématographiques qui contribuent grandement à  l'enrichissement et à la valorisation de notre patrimoine  culturel et historique".

Il a, à ce propos, ajouté que tous les moyens ont été mobilisés par l'Etat  pour réussir le film en associant des équipes  de professionnels dans les différentes étapes de réalisation de ce long métrage. Affirmant que "la créativité est sans frontières et sans nationalité", le  ministre a salué les efforts de tous les intervenants et a félicité le  réalisateur "pour sa persévérance dans ce pertinent travail".

M. Mihoubi a ajouté que la ville cinématographique d'El-Achour, construite  pour le tournage du film Benbadis et   réalisée par "des professionnels qui ont mis tout leur savoir-faire", sera  suivie par d'autres villes cinématographiques devant permettre aux réalisateurs, producteurs et professionnels du cinéma  de créer et concrétiser leurs productions dans des conditions favorables  qui répondent aux normes internationales.

Benbadis, le long-métrage de deux heures rend hommage au cheikh réformiste  Abdelhamid Benbadis (1889-1940) et  retrace les moments phares de sa vie, ses voyages en Orient et sa vision  vis à vis du colonialisme français et son grand  projet de société.

Le film, réalisé à partir d'un scénario de l'écrivain Rabah Drif, et une  musique de Salim Dada sera à l’affiche ce mercredi à la grande salle de  l'Opéra d'Alger et le jeudi, au cinéma Maghreb d'Oran.

Le personnage de Benbadis est campé par le jeune acteur algérien Youcef  Sehaïri qui a interprété également le rôle  principal du film sur le colonel Lotfi. Le long métrage sera diffusé à travers les wilayas par l'Office national  de la culture et de l’information (Onci).

 

Le film Benbadis, une oeuvre cinématographique et artistique à dimension  humaine

 

CONSTANTINE- Le long métrage "Benbadis", réalisé par le  syrien Bassil Al-Khatib et dont l’avant première a été présentée dans la  nuit de mardi à mercredi à la salle des spectacles Ahmed Bey de  Constantine, constitue "une oeuvre cinématographique et artistique à dimension humaine", a déclaré l’équipe réalisatrice de ce film  historique."Le sujet du film était sensible et il fallait le prendre avec  beaucoup de précaution", a précisé M. Al Khatib, lors d’une conférence de  presse tenue à l’issue de la projection du film, soulignant que "l’oeuvre  l’a privé de sommeil pendant des jours et des jours".

Le réalisateur a ajouté que la réaction du public de la salle Ahmed Bey à  l’avant première, "la satisfaction qui se lisait sur les visages et la  surprise de découvrir d’autres facettes de la personnalité du cheikh  penseur" avait contribué à le rassurer sur le travail présenté.

De son côté, le scénariste du film, Rabeh Drif, a souligné que pour cerner  la personnalité d'Abdelhamid Benbadis, des centaines d’ouvrages et des  documents avaient été consultés pour présenter l’imam réformiste.

"Le film relate les grandes étapes de la vie du cheikh érudit, retrace  l’évolution du mouvement réformiste, capte l’émergence du mouvement  nationaliste, l’apparition du discours national revendiquant l’indépendance  et reflète la société algérienne de l’époque", a-t-il appuyé.

Pour le musicologue Salim Dada, compositeur de la musique du film  Benbadis, "l’équipe réalisatrice du long métrage a oeuvré à réunir  tous les  ingrédients pour  le succès de l’oeuvre". "Pour un homme comme Benbadis, l’homme qui se maîtrise dans toute  situation, il fallait une musique qui extériorise ses émotions, dans des  situations pénibles, lors du décès de sa mère, de son fils ou encore face  aux intimidations de l’administration française", a-t-il soutenu. La musique du film a été enregistrée à Sofia (Bulgarie) avec un orchestre  symphonique spécialisé dans les musiques des films, a-t-on encore noté.

Le film de 120 mn s’ouvre sur une scène dans la vieille ville de  Constantine un certain décembre 1889, un jour pluvieux, où un berrah  (crieur public) annonce la naissance d’Abdelhamid Benbadis Chez Mohamed  Mustapha Ben Mekki, alors famille connue et respectée dans la ville.

La fiction évolue pour capter la mémorisation de Benbadis, à l’âge de 13  ans, du Saint Coran, la fierté de son père et toute une société qui voit en  lui l’étoffe d’un guide de la nation et retrace son passage à Tunis, à  l’institut théologique Zeitouna, où il a étudié pendant des années.

Les scènes se poursuivent pour raconter le retour de Benbadis à  Constantine, son constat "amer" d’une société spoliée, sous le joug  colonial, le lancement de son projet de renaissance de la nation, contre la  dépersonnalisation et la division du peuple algérien.

Au fil des séquences, le film met l’accent sur les efforts du cheikh dans  le resserrement des rangs de l’élite algérienne pour combattre l’ennemi  commun, ses démarches pour la création de l’association des oulémas  musulmans algériens et sa rencontre avec Massali El Hadj en 1936.

Le film reflète également cet homme, égal à lui-même dans toute  circonstance, convainquant et dont l’éloquence faisait de lui une personne  charismatique exerçant un puissant attrait sur ses interlocuteurs.

Le long métrage montre Benbadis qui maîtrise parfaitement la langue de  Molière et part à Paris (France) revendiquer les droits usurpés du peuple  algérien et réclamer l’identité linguistique, religieuse et culturelle de  la société algérienne. Dans une des dernières scènes du film Abdelhamid Benbadis, devant les  intimidations de l’administration française et ses tentatives de diviser  les rangs de l’association des oulémas, lance "Allez aux Aurés et déclarez  la guerre".

Produit par le Centre algérien du développement du cinéma (CADC) et le  département cinéma de la manifestation "Constantine, capitale de la culture  arabe", le film sera diffusé à travers le territoire national par l’Office  national de la culture et de l’information (ONCI).

 

Le film Benbadis dont le rôle principal a été campé par le jeune acteur  algérien Youcef Sehaïri sera à l’affiche ce mercredi à la grande salle de  l'Opéra d'Alger et le jeudi au cinéma Maghreb d'Oran.

Le film Benbadis, un prélude pour le cinéma  pour  mettre la lumière sur d’autres personnalités algériennes
  Publié le : mercredi, 24 mai 2017 09:46     Catégorie : Culture     Lu : 13 foi (s)   Partagez