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Le régime marocain "met tout en place pour briser les prisonniers politiques"

Publié le : samedi, 07 août 2021 12:53   Lu : 26 fois
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PARIS - Le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) a révélé vendredi que le régime marocain "bafoue allégrement les droits humains, la liberté d’expression ou celle de la presse", appelant à la libération immédiate des journalistes Omar Radi et Souleiman Raissouni et de tous les prisonniers politiques au Maroc.

"Le monde semble découvrir à travers +Pegasus+, le logiciel israélien au cœur d’un des plus graves scandales d’espionnage de la décennie, que le pouvoir marocain bafoue allégrement les droits humains, la liberté d’expression ou celle de la presse", écrit CATDM France dans un message de soutien aux prisonniers politiques Omar Radi et Souleiman Raissouni, et à leurs familles et amis

"Si les journalistes Omar Radi, surveillé par Pegasus, et Souleiman Raissouni sont en prison, c’est justement parce qu’ils ont vu et dénoncé le durcissement autoritaire de leur pays", poursuit le réseau international de défense des droits humains, tout en relevant que "la répression au Maroc "est à son apogée".

Pour le Comité, le dossier Pegasus "prouve qu’Omar et Souleiman sont des lanceurs d’alerte et que leur combat dépasse largement les frontières du Maroc".

Et de poursuivre: "le pouvoir marocain met tout en place pour briser les prisonniers politiques, leurs familles et leurs soutiens. Mais, jour après jour, les familles et les amis marocains sont déterminés et leurs voix s’élèvent pour réclamer justice et liberté".

Soulignant leur soutien au combat "juste" des deux journalistes marocains emprisonnés, le CADTM a appelé à être "nombreux à exiger la liberté pour Omar et Souleiman, et pour tous les prisonniers politiques au Maroc".

Le Comité rappelle, en outre, que Omar Radi, journaliste d’investigation, voix critique que le pouvoir marocain veut faire taire à tout prix, a été condamné lundi 19 juillet 2021 à six (6) ans de prison ferme "au terme d’une parodie de procès".

Quant à Souleiman Raissouni, emprisonné depuis mai 2020, le CADTM a exprimé sa vive inquiétude sur son état de santé, rappelant qu'après 11 mois de détention préventive, Souleiman a démarré le 8 avril dernier, une grève de la faim illimitée.

Ces derniers jours, l’administration pénitentiaire refusait toujours son transfert à l’hôpital et l’avait placé avec des codétenus chargés de l’espionner et de manger devant lui, "véritable torture après tant de jours de grève de la faim", déplore le Comité.

Elle lui refusait également l’accès à un fauteuil roulant, alors que Souleiman ne peut plus marcher, l’obligeant à ramper pour rencontrer ses avocats, regrette-t-il également.

Par ailleurs, le CADTM a exprimé son soutien aux familles de tous les journalistes marocains emprisonnés: "Nous partageons quotidiennement avec la famille et les amis des prisonniers politiques une immense colère, une peine profonde et de l’espoir", écrit-il dans son message.

Le régime marocain "met tout en place pour briser les prisonniers politiques"
  Publié le : samedi, 07 août 2021 12:53     Catégorie : Monde     Lu : 26 foi (s)   Partagez